Comment préparer un accouchement naturel et physiologique ? Guide complet (Étapes, Douleur & Organisation)
Même si un accouchement est quelque chose de tout à fait naturel et physiologique, et que notre corps sait exactement comment faire, il est important de se préparer, de comprendre ce qui va se passer et de s’équiper pour se sentir le plus à l’aise possible. Et surtout pour éviter que la peur et le néocortex prennent le dessus sur le cerveau primitif : celui qui permet la sécrétion d’ocytocine et d’endorphines, nos antidouleurs naturels pendant l’accouchement.
Connaître les différentes phases de l’accouchement, et les manières de les vivre et de se soulager, permet également de faire un choix éclairé sur nos envies pendant ce moment si vulnérable de notre vie.
J’ai connu un déclenchement avec une préparation minimale, et je n’ai pas compris la moitié de ce qui m’arrivait. Pour mon deuxième accouchement, j’ai décidé de m’informer, de lire, de faire de l’haptonomie et de demander à accoucher en salle nature à la maternité. J’ai vécu un accouchement dans l’eau, comme je le souhaitais, et une récupération très rapide. La préparation m’a énormément aidée à comprendre les différentes phases par lesquelles je passais et à accoucher comme je le souhaitais, même si un accouchement est toujours imprévisible et plein de surprises ! Pour mon troisième accouchement, je me prépare pour un accouchement à domicile.
J’ai décidé d’écrire cet article car j’aurais aimé être mieux informée pour mon premier accouchement, et j’espère ainsi aider d’autres mamans dans leur préparation. J’y ai regroupé les questions que je me suis posées, et les réponses que j’ai trouvées.
Accouchement physiologique ou médicalisé : choisir ce qui nous correspond.
La première chose à faire est de se décider sur le lieu d’accouchement, qui est également lié à la manière dont on aimerait accoucher. Le plus important est de se sentir en confiance.
Si l’aspect médical, la possibilité d’une péridurale et d’un suivi en maternité nous rassurent, on sera à l’aise d’accoucher à l’hôpital. Si au contraire on recherche quelque chose de plus cocooning — comme à la maison — et que le lit d’accouchement et l’aspect froid de l’hôpital ne correspondent pas du tout à ce qu’on souhaite, une maison de naissance peut être le bon endroit.
Il est aussi possible de trouver un compromis entre les deux. Si on est rassurée par l’aspect médical mais qu’on souhaite le matériel et le confort pour un projet d’accouchement physiologique, de plus en plus d’hôpitaux proposent une salle nature ou physiologique, avec, selon les maternités, ballon de naissance, écharpe de suspension, bain de dilatation ou d’accouchement, etc.
Enfin, si l’on souhaite accueillir son nouveau-né à la maison, il faudra trouver une sage-femme qui pratique les accouchements à domicile.
Même si on n’est qu’au début de la grossesse et que la naissance nous semble encore loin, il vaut mieux réfléchir tôt à ce que l’on souhaite pour trouver l’endroit idéal et l’accompagnement qui y correspond. La préparation ne sera en effet pas la même selon le lieu choisi.
Préparer son corps et son mental pour un accouchement physiologique.
Les préparations à la naissance.
Quel que soit la manière dont on désire accoucher et le lieu choisi, il est important de se préparer. Il existe plusieurs types de préparations et le choix se fera en fonction de ce qui nous correspond le mieux :
- Préparation en maternité : cours collectifs à l’hôpital, souvent remboursés. Pratiques mais parfois impersonnels.
- Préparation avec une sage-femme libérale : suivi individuel ou en petit groupe, plus personnalisé et intime.
- Haptonomie : communication affective avec le bébé via le toucher, impliquant souvent le partenaire.
- Sophrologie : techniques de relaxation et de respiration pour gérer la douleur et l’anxiété.
- Yoga prénatal : préparation à la fois physique et mentale.
- Hypnobirthing : auto-hypnose pour accoucher le plus sereinement possible, de plus en plus populaire. J’ai essayé deux fois… et je n’ai jamais réussi à l’appliquer au moment de l’accouchement.
- Methode Bonapace : approche neurophysiologique où le partenaire est un acteur clé pour aider à soulager la douleur grâce à des techniques de toucher spécifiques, capables de bloquer les messages douloureux avant qu’ils n’atteignent le cerveau.
Mon expérience personnelle
Il est également possible de faire appel à une doula, une sage-femme, ou les deux. Personnellement, j’ai suivi la partie théorique sur l’accouchement avec une sage-femme, et j’ai fait la préparation physiologique et l’haptonomie avec une doula. Ce qui m’a le plus aidée : la préparation physiologique et l’haptonomie. Cette dernière nous a permis de nous préparer en tant que couple, pour vivre la naissance à trois : maman, papa et bébé.
J’ai également essayé la technique de l’hypnonaissance, mais la visualisation ne fonctionne pas chez moi, ça m’énerve, et les contractions semblent donc plus fortes…
C’est pourquoi il est important de tester, de s’informer et de voir ce qui nous correspond le mieux. Parfois on ne se rendra compte que sur le moment même de ce qui marche vraiment, ou on trouvera une technique personnelle inattendue, mais tant qu’on est préparée et qu’on comprend ce qui nous arrive, on se sent plus forte.
Comment préparer son corps au mieux pour ce « marathon » ?
Sport, yoga prénatal et marche
On dit que l’accouchement se prépare comme on prépare un marathon. En effet, c’est un effort physique intense. Voici ce que l’on peut mettre en place :
- Pratiquer un sport : Il permet de renforcer son endurance pour tenir sur la durée du travail, de renforcer les muscles (dont on a bien besoin pour bouger et pousser bébé) et de prendre confiance en sa capacité à gérer l’effort. Le sport choisi et son intensité dépendent évidemment de ce que l’on pratiquait avant la grossesse. Il n’y a pas de contre-indication à continuer un sport déjà pratiqué, tant que la grossesse se déroule bien et avec l’accord de votre gynécologue ou sage-femme. Il ne faut donc pas commencer un nouveau sport et se préparer pour les JO…
- Le yoga prénatal : Il travaille spécifiquement sur la souplesse du bassin et la connexion corps-esprit. Grâce à des postures spécifiques, il permet d’assouplir les hanches et d’être à l’aise dans des positions qui favorisent la descente de bébé : à quatre pattes, sur un ballon, etc. Le yoga apprend également à respirer et à relâcher le périnée, deux choses essentielles pendant l’accouchement.
- La marche : La plus facile à mettre en place, surtout en fin de grossesse. Le mouvement de la marche et la position verticale aident bébé à s’engager dans le bassin et à descendre. La marche crée un balancement naturel du bassin qui aide à assouplir les articulations pubiennes et sacro-iliaques. En fin de grossesse, elle peut même déclencher ou accélérer le travail naturellement. Chez moi ça n’a pas fonctionné la première fois, mais a été très efficace la deuxième !
Massage du périnée
Le massage du périnée est quelque chose que je n’aime pas faire, je l’avoue ! Cependant, après un premier accouchement et une épisiotomie, ma doula me l’a conseillé pour le deuxième. J’ai réussi à accoucher d’un bébé de 3,6 kg sans déchirure. Il n’y a évidemment aucune garantie, et c’est souvent une combinaison de plusieurs facteurs qui permet d’éviter la déchirure, mais autant mettre toutes les chances de son côté.
Le massage du périnée permet de préparer la zone pour qu’elle soit plus souple et plus réactive. Le but n’est pas de l’étirer de force, mais de l’habituer progressivement à la sensation d’extension.
Les avantages :
- Gain de souplesse : des tissus plus élastiques risquent moins de se déchirer profondément ou de nécessiter une épisiotomie lors du passage de la tête de bébé.
- Apprentissage du relâchement : le massage apprend à reconnaître la sensation d’étirement (souvent décrite comme une brûlure ou des picotements) et surtout à respirer et relâcher les muscles face à cette sensation, au lieu de se contracter par réflexe. Savoir relâcher son périnée au moment de l’expulsion est la clé pour laisser passer bébé en douceur.
Les sages-femmes recommandent de commencer ce massage vers 34 SA avec une huile végétale. Mon huile préférée est celle de weleda. Elle contient également les instructions et visuels sur la manière de se masser, ce qui est bien utile, surtout quand on n’a aucune notion d’anatomie.
Tisane de framboisier
Avec l’accord de sa sage-femme, on peut commencer la tisane de framboisier en fin de grossesse. Pour moi c’était à partir de 36 SA. Consommée régulièrement, elle aiderait à assouplir et tonifier les fibres musculaires de l’utérus et du col. L’objectif est de rendre les contractions plus efficaces et de raccourcir potentiellement la phase active du travail. De plus, la tisane de framboisier est riche en minéraux (magnésium, fer) ce qui en fait un excellent allié pour la forme générale en fin de grossesse.
Important : Bien que naturelle, cette plante est active. Demandez toujours l’avis de votre professionnel de santé avant de commencer, surtout si vous avez des antécédents particuliers (accouchement rapide, utérus cicatriciel, etc.).
Dattes
À partir de 36-37 SA, manger 6 dattes par jour aiderait à avoir un col plus favorable pour l’accouchement, plus dilaté et effacé. Des études ont démontré que les femmes ayant consommé des dattes régulièrement en fin de grossesse ont un travail plus court et ont moins tendance à avoir besoin d’un déclenchement artificiel.
Les dattes contiendraient des composés naturels qui aident à maturer le col de l’utérus et qui imitent l’action de l’ocytocine, l’hormone des contractions. De plus, c’est une excellente source d’énergie rapide (glucides naturels), de fer et de fibres. En plus, autant en profiter, les dattes c’est délicieux !
⚠️ Note : Si vous souffrez de diabète gestationnel, parlez-en impérativement à votre médecin ou sage-femme avant d’augmenter votre consommation de dattes, car c’est un fruit assez sucré.
Pour celles qui souhaitent aller plus loin dans la lecture scientifique sur les dattes et leur effet sur l’accouchement :
- Razali, N., Mah, Y. S., Mustaffa, M. M., & Brittain, D. (2011). The effect of date fruit consumption on labour parameters and delivery outcomes. Journal of Obstetrics and Gynaecology, 31(3), 232–234.
- Sadeghi, M., Paknahad, Z., & Vahdat Shariatpanahi, Z. (2019). The effects of date palm fruit consumption on labour and delivery outcomes: A systematic review. Journal of Education and Health Promotion, 8, 125.
Les livres qui m’ont aidés à préparer mon accouchement physiologique.
La naissance en BD (tome 1, 2 et 3) de lucile gomez
Rien que le tome 1 permet déjà d’en apprendre énormément sur l’accouchement, la physiologie et la confiance en soi. Il se lit rapidement, comme une BD, ce qui rend la lecture accessible et ludique. Il m’a permis de comprendre les hormones de l’accouchement : l’ocytocine, les endorphines et l’adrénaline, et comment réunir les conditions favorables pour un accouchement physiologique afin de bénéficier au mieux de leur bon fonctionnement. Ce livre permet aussi de voir l’accouchement comme quelque chose de physiologique et non pathologique : un changement de perspective qui change tout.
Le tome 2 parle des différents choix disponibles pour se préparer à la naissance et comment décider de ce qui nous convient le mieux.
Le tome 3 se concentre sur la phase de l’expulsion, la naissance du bébé et la délivrance du placenta.
La naissance naturelle de Ina May Gaskin
Ina May Gaskin a aidé à mettre au monde de nombreux bébés à la maison de naissance de The Farm, le premier écovillage au monde. Elle est à l’origine de Spiritual Midwifery, un mouvement mondial qui œuvre en faveur de la renaissance et de l’autonomie du métier de sage-femme.
Son livre est divisé en deux parties. La première est composée de récits positifs sur des accouchements physiologiques ayant eu lieu à The Farm ou à domicile. L’objectif est de redonner confiance dans un monde où l’on parle trop souvent de la douleur comme caractéristique principale de l’accouchement, et d’événements traumatiques que certaines femmes ont vécus. Personnellement, il m’a donné confiance en la capacité de mon corps à donner naissance physiologiquement, et à me dire que si autant de femmes y arrivent et en gardent un souvenir merveilleux, pourquoi pas moi ?
La deuxième partie explique les pratiques obstétricales courantes : antibiotiques, perfusion, test du streptocoque, déclenchement, césarienne, toucher vaginal, monitoring, etc. L’objectif est de permettre aux femmes de choisir en conscience ce qui leur correspond. J’ai trouvé cette partie très intéressante, surtout pour élaborer mon projet de naissance. En effet, certaines pratiques font partie du protocole mais ne sont peut-être pas nécessaires pour toutes, et méritent d’être discutées avec le personnel médical : sage-femme et/ou gynécologue.
Naissance orgasmique : Vivre une naissance sûre et satisfaisante de Elizabeth Davis et Debra Pascali-Bonaro
Ce livre montre que l’accouchement physiologique n’est pas que douleur et peur, et que pour de nombreuses femmes, il peut même être synonyme de plaisir ou d’extase. Je l’ai beaucoup aimé car il montre une autre facette de l’accouchement qui m’était personnellement totalement inconnue.
Se préparer et s’informer sur la phase de transition.
Pour clôturer cette partie sur la préparation, j’aimerais parler de la phase de transition. Selon moi, elle mérite d’être connue et préparée avant l’accouchement, surtout pour un accouchement physiologique. Je n’en avais pas entendu parler lors de ma préparation pour le premier, et malgré la péridurale, j’ai ressenti cette phase qui m’a perturbée. C’est seulement lors de la préparation de mon deuxième accouchement que j’ai compris ce que j’avais vécu.
Les différentes phases de l’accouchement.
- Le travail latent (début) : Contractions irrégulières, col qui commence à s’effacer. C’est le moment de se reposer, manger, dormir.
- La phase active : Contractions régulières, intenses, col qui se dilate activement. C’est là que la concentration et la respiration deviennent essentielles.
- La phase de transition (le « pic ») : Souvent entre 7 et 10 cm de dilatation. C’est le moment le plus intense, parfois le plus court, mais souvent vécu comme le plus dur.
- L’expulsion et la délivrance : La naissance de bébé, puis du placenta.
La phase de transition : quand tout devient difficile.
Lors de mon premier accouchement, un déclenchement sous péridurale, je me souviens avoir ressenti à un moment un désespoir énorme. C’était impossible que j’y arrive, je ne voyais pas comment me sortir de cette situation. Ensuite, j’ai commencé à trembler de tout mon corps. Puis la poussée a commencé, et je ne me suis pas posé la question de ce qui m’était arrivé.
Lors de ma deuxième grossesse, j’ai fait une préparation plus complète et j’ai compris pourquoi j’avais ressenti ce désespoir, et ce que je pouvais mettre en place pour mieux vivre cette phase. Cela m’a permis de la traverser plus doucement. Je n’ai pas ressenti de désespoir, mais la douleur s’est intensifiée au point où je me suis dit pour la première fois de tout le travail que ça faisait vachement mal, et que je n’allais pas réussir à soulager cette douleur. Puis les nausées et les vomissements ont commencé. Mais étant au courant cette fois-ci, je l’ai beaucoup mieux vécu. Enfin, tout s’est apaisé et j’ai pu commencer à pousser.
Ce que vous pourrez ressentir pendant cette phase :
- Des contractions en vague : Elles se chevauchent, ne laissant aucun répit, et durent plus d’une minute.
- Une brûlure intense : La sensation que le périnée va se déchirer (la « couronne ») et un besoin impérieux, presque incontrôlable, de pousser.
- Des signes physiques surprenants : Tremblements des jambes, nausées, bouffées de chaleur, vomissements. C’est votre corps qui libère un cocktail hormonal puissant.
- Le sentiment de désespoir : C’est le signe le plus courant. Vous vous direz probablement : « Je n’y arriverai pas », « C’est trop dur », « Je veux que ça s’arrête ». Ce sentiment est normal. Il signifie presque toujours que vous êtes à la fin du travail et que la rencontre avec bébé est imminente.
S’informer sur cette phase et la préparer permet de la traverser plus facilement. Certaines femmes demanderont la péridurale à ce moment, et la recevront peut-être pour qu’elle fasse effet juste après la naissance… Il est aussi important de préparer votre partenaire de naissance pour qu’il puisse vous soutenir, vous dire que vous y êtes presque, et vous protéger pendant cette phase très vulnérable. Les affirmations positives peuvent également aider, vous en retrouverez dans mon pack naissance et postpartum.
Quoi qu’il arrive durant cette phase, gardez en tête que vous y êtes presque… et que la plus belle des rencontres est imminente.
Gérer la douleur pendant le travail.
J’ai connu un déclenchement avec péridurale et un accouchement dans l’eau en salle nature. J’ai essayé plusieurs méthodes et je vous partagerai ce que cela m’a apporté. Je ne suis pas sage-femme. Les conseils ci-dessous sont issus de mon expérience personnelle et de mes recherches. Chaque accouchement est unique.
Les options naturelles.
De plus en plus d’options naturelles sont proposées en maternité, et surtout en salle de naissance nature. Voici les plus connues : douche, bain de dilatation, ballon de naissance, écharpe de suspension, massage, respiration, autohypnose.
Mon conseil est d’essayer ce qui nous convient le mieux sur le moment. J’ai personnellement été très soulagée par la respiration, le ballon de naissance et surtout le bain de dilatation. L’eau chaude m’a énormément détendue, et je suis même restée dedans jusqu’à la naissance de mon bébé. J’ai aussi essayé l’écharpe de suspension et je l’ai regrettée pendant la contraction, mais au moins j’ai su que ce n’était pas pour moi…
Les options médicalisées.
Le gaz hilarant (MEOpA)
Il s’agit d’un gaz à inhaler pendant les contractions pour atténuer la douleur sans l’enlever totalement. Cette option était proposée dans ma maternité, mais je n’ai pas été tentée. Je ne voulais pas rester près de la bonbonne, et je savais qu’il peut être difficile de trouver le bon moment pour inhaler afin d’avoir les effets au bon moment…et pas une fois la contraction passée.
La péridurale
Dans certaines situations difficiles, et choisie en conscience, la péridurale peut être un soulagement énorme. Ce que personnellement je n’ai pas aimé : ne plus sentir mes jambes, ne pas sentir la progression du bébé, avoir l’impression de mal pousser et de pousser dans le vide.
Mon ressenti.
La péridurale a aidé à diminuer ma peur de ne pas y arriver lors de mon premier accouchement, qui était un déclenchement. Je ne regrette pas la péridurale, mais je regrette de ne pas m’être plus informée sur ses effets secondaires et la cascade d’interventions qu’elle peut engendrer. Heureusement, j’ai évité les forceps et la ventouse, mais j’ai terminé avec une épisiotomie.
Pour le deuxième accouchement, j’ai essayé les méthodes naturelles. Elles m’ont soulagée et je n’ai pas ressenti le besoin d’avoir recours à une péridurale. L’avantage énorme que j’ai trouvé, en plus de vivre vraiment mon accouchement et de ressentir les bienfaits de l’ocytocine et des endorphines, a été le postpartum. Pas de déchirure, j’ai pu marcher directement, aller aux toilettes et je me suis sentie en pleine forme.
J’ai aimé mes deux accouchements, bien qu’ils aient été très différents. La péridurale est une option parfois nécessaire, et il ne sert à rien de s’en vouloir. Cependant, se préparer à un accouchement physiologique et s’informer permet de tester toutes les méthodes, et de n’y avoir recours que si c’est vraiment nécessaire, et pas parce qu’on nous la propose par protocole de routine.
Je conseillerais également de bien noter dans son projet de naissance les différentes techniques que l’on souhaite essayer, et de préciser de ne pas proposer la péridurale sauf si on la demande. Dans la boutique, vous trouverez des projets de naissance avec des exemples pour vous guider.
Le projet de naissance.
Pourquoi rédiger un projet de naissance ?
Le projet de naissance peut être d’une grande utilité pour un accouchement physiologique. Il permet de discuter à l’avance avec l’équipe d’accouchement de ce que l’on souhaite et de ce qui est possible. Le jour J, il permet à l’équipe de comprendre comment vous guider et vous soutenir au mieux, sans que vous ayez à en discuter entre deux contractions.
Il ouvre la discussion, permet de se sentir préparée et écoutée, mais ce n’est pas non plus un document immuable qui devra être suivi à la lettre. Vous pouvez changer d’avis sur certains points, et c’est tout à fait normal.
Comment rédiger un projet de naissance ?
Voici les catégories qui me semblent importantes à inclure :
Accompagnement
Si l’on souhaite être accompagnée d’une doula ou d’un kinésithérapeute, il est important de le noter et de vérifier au préalable si cela est possible dans votre lieu de naissance.
Gestion de la douleur et environnement
Après s’être informée, le projet de naissance permet de noter la manière dont on aimerait gérer la douleur, ce qui permet également à l’équipe médicale de vous orienter vers une salle plus physiologique si c’est votre souhait. N’oubliez pas non plus d’indiquer l’environnement souhaité : lumière tamisée, huiles essentielles, musique, etc.
La naissance
La naissance mérite une catégorie bien à elle. On peut y indiquer ses préférences pour l’accueil du bébé, le contact peau à peau, l’injection d’ocytocine, l’allaitement, la délivrance du placenta…
Après la naissance
Il s’agit ici de noter ses souhaits pour le séjour en maternité : bain du bébé ou non, vitamine K, etc.
Si vous ne savez pas par où commencer, que vous souhaitez être guidée ou que vous cherchez un projet de naissance personnalisable, vous trouvez une série de projets de naissance dans la boutique.
Le sac pour la salle d’accouchement.
En plus du sac pour le séjour à la maternité, il faudra un petit sac pour la salle d’accouchement contenant tout le nécessaire pour le travail et les premières heures après la naissance. Voici mes essentiels, divisés en plusieurs catégories.
Pour maman
- Projet de naissance à donner dès l’arrivée
- Gourde ou jus de fruits (boissons sucrées)
- Brume pour le visage
- Balle et/ou huile de massage
- Huiles essentielles si la maternité le permet. Personnellement j’ai utilisé la lavande pour la détente et le citron pour les nausées
- Playlist avec les musiques pour l’accouchement
- Chemise ou robe d’accouchement, si on ne veut pas finir avec la robe de l’hôpital et les fesses à l’air
- Peigne pour gérer la douleur, optionnel, mais serrer un peigne peut être efficace pour certaines
- Paille pour pouvoir boire allongée
- Snacks légers : crackers, grissini, compote de fruits, dattes, etc..
- Serviette hygiénique post-partum ou culotte de règles post-partum si on ne souhaite pas utiliser celles prévues par la maternité
Ce sont mes essentiels, qui m’ont été utile pour mon accouchement physiologique dans l’eau. Les snacks et les boissons m’ont aidée à garder de l’énergie pendant le travail car rien n’est prévu pour manger en salle d’accouchement, donc mieux vaut anticiper ! Nous avions choisi une playlist à l’avance, principalement des chansons de Dirty Dancing, et j’en garde un très bon souvenir. La brume pour le visage était parfaite pour les coups de chaud après les contractions. Et la robe d’accouchement m’a fait me sentir beaucoup plus à l’aise pendant le travail, même si je l’ai finalement enlevée pour aller dans l’eau !
Pour papa (ou le partenaire de naissance)
Il ne faut pas oublier le partenaire, qui restera à nos côtés pendant tout le travail ! Le plus important : une gourde et de quoi manger. Rien n’est prévu pour lui non plus, et pour qu’il puisse rester auprès de vous en pleine forme, il aura besoin de se sustenter. Éventuellement, un appareil photo si vous souhaitez immortaliser ces premiers instants, et un maillot de bain si vous prévoyez d’aller à deux dans le bain. Personnellement, j’étais mieux seule dans l’eau, avec le papa assis au bord.
Pour bébé
Il faudra quelques affaires pour bébé avant le retour en chambre. Dans mon sac j’avais prévu un body et un pyjama en taille 0 mois ET en taille 1 mois. Heureusement, car mes gros bébés ne rentraient pas dans le 0 mois. Un petit bonnet si la maternité n’en fournit pas, et une couche naissance si vous préférez choisir la marque plutôt que d’utiliser celle de la maternité.
Vous retrouverez une checklist complète pour la valise de maternité incluse avec chaque projet de naissance dans la boutique, avec les essentiels pour la salle d’accouchement ET pour le séjour en maternité.
Faites-vous confiance
Nous vivons dans une société où l’on ne parle de l’accouchement que comme d’un moment douloureux qu’il faut bien traverser. Pourtant, je pense qu’avec une bonne préparation, et même s’il ne se passe pas exactement comme prévu, l’accouchement est un moment important et unique dans la vie d’une femme. Ce n’est pas un moment à subir : c’est un moment qui peut être merveilleux et profondément transformatif. Il nous montre une autre dimension de la vie et de ce dont on est réellement capable, quelle que soit la manière dont on accouche.
Pour moi, il faut y aller en confiance. La peur et l’angoisse de l’inconnu sont normales, mais rappelez-vous que vous vous apprêtez à vivre un moment extraordinaire.
Et vous, qu’est-ce qui vous fait le plus peur dans la préparation à l’accouchement ? Partagez en commentaires — vous pourriez aider une future maman ! 💬
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